Notre histoire
Binbin
et les Binbinos
Du haut de ses 4,70m, le plus jeune des
enfants de Gayant qui fut adopté par
Valenciennes en 1825 est évidemment la
figure centrale autour de laquelle Val en
Liesse organise ses événements.
Les folies qui lui sont consacrées ont lieu
le dernier week-end d’août. Binbin et ses
binbinos étant entourés de plus de 400
participants venus d’Italie, des Pays-Bas,
de république Tchèque ou de Pologne.
Binbin est le géant de Valenciennes. Il fit sa première sortie le 18 février 1817 (d'après la «feuille d'Affiches»). Il mesure 4m70, pèse environs 200kg. Deux équipes de 8 hommes assurent son déplacement.
Cortège de géants 1910 - arrivée de Binbin place d'Armes à Valenciennes
Les origines de Binbin :
« Quant à la mascarade de Binbin, elle datait de 1808, mais ce n'avait jamais été qu'une imitation de la grotesque parade de Gayant qui figure encore tous les ans à la fête patronale d'une ville voisine (Douai). Binbin est le nom du dernier rejeton, 3ème fils, du Gayant de Douai et de Marie Cagenon; c'était un poupon gigantesque formé d'une carcasse d'osier, haute d'une vingtaine de pieds, qu'on promenait dans la ville en plein jour. On dit que c'est aux musiciens de la garde nationale de Valenciennes que Binbin fut redevable du droit de cité dans cette ville, et que l'idée seule de ridiculiser les Douaisiens, dont ils croyaient avoir à se plaindre, à cause d'une prétendue injustice commise à leur égard dans la distribution des prix d'un concours de musique, avait seule donné naissance à cette première mascarade, dans laquelle on fesait aussi une quête au profit, des pauvres et des prisonniers.»
La Chanson de Binbin
Binbin fait son entrée dans la chanson
valenciennoise en 1893 grâce au poète
Georges Fidit (1864-1926) !
(premier et dernier couplet)
Awi, mes bonn's gins d'Valinciennes, Ej'sus
Binbin, mé v'là r’vénu : J'sus contint qué
d'mi on s’souvienne, V'là trint'tros ans qu'in
n'm'a pas vu. J'vas vous conter, pou vous
distraire, L'histoire d'mes tribulations ;
Seul'mint n'vous mettez point à braire A ces
trisses révélations. …
D'Norbent j'ai m'tiète, d'Debiève m'robe.
In m'a coiffé d'un biau bourlet ; N’y a pus d'
danger qu'in m' les dérobe, Car Cacheux
m'a rindu m'n'hochet, Tous les Conseillers
dé l'franqu'ville Ont promis dé n'pus
m'oublier ; Dé n'pus m' laisser dormir
tranquille : Trint'tros ans sans v'nir m'
éveiller.
Sources :
Michel Duwelz
http://michel.duwelz.free.fr/Picard-rou
chi/Fidit_biographie.htm
Fonds Claude Martin -- Bibliothèque
municipale de Valenciennes
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